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Des nouvelles de Sainte-Rita

Le 21 décembre, Streetpress nous a donné des nouvelles de Sainte-Rita, ce squat d’extrême droite en plein Paris. Il semble qu’il y ait de l’eau dans le gaz :

“Depuis les attentats du 13 novembre, les squatteurs conspis et Nicolas Stoquer projettent toujours « de rendre le pouvoir au peuple » lors d’un grand « jubilé » depuis l’église Sainte Rita. Ils ont pourtant forcé le départ des derniers fidèles gallicans dont le prêtre camerounais Mrg Samuel Pouhé et François Lusinchi, leurs anciens alliés : « C’est un coup d’état d’église. Leur gourou Sylvain Baron voulait faire une manifestation pour renverser François Hollande le 14 novembre ! », tempête le vieux paroissien au téléphone.”

Des menaces de François Asselineau (UPR) : “nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater !”

asselineau_tractFrançois Asselineau me fait les honneurs de son dernier “Entretien d’actualité” publié le 8 décembre. Très inquiet de son manque de succès électoral, il l’attribue à la “censure” des médias. Il en avait d’ailleurs fait le slogan de campagne de l’UPR pour ces élections régionales : “Le parti qui monte malgré le silence des médias”. Mais quand la presse parle de lui, il n’est pas content non plus. Le déclencheur de son ire ? Un article de Streetpress repris par Le Monde et Libération, que j’avais également signalé, et qui souligne son conspirationnisme. Après avoir invité ses auditeurs à “aller se renseigner un petit peu sur qui sont les financiers de Streetpress” (il y a quelques mois, la revue de feu Emmanuel Ratier Faits et documents avait “révélé” sur le site d’Egalité et Réconciliation que le patron de Streetpress était… Juif) , il poursuit, très énervé : “Nous avons affaire à une véritable petite nébuleuse de fascistes – parce qu’il faut dire le mot, ce sont des fascistes – qui interdisent tout débat démocratique et qui croient que le grand retour du maccarthysme est arrivé.” Et Asselineau de menacer : “maintenant nous les avons dans le collimateur et nous n’allons pas les rater !” Sont visés par ces paroles Rudy Reichstadt de Conspiracy Watch, Streetpress et moi-même, ainsi que notre entourage professionnel ou militant (les fameuses “nébuleuses”). Écouter l’extrait :

PS : Parmi les articles intéressants parus sur François Asselineau pendant ces élections, notons ce portrait sur le site de France Télévisions. O. G.

Source : youtube.com/watch?v=c7RhXZJPDfg (à 21 min 30)

Succès de la conférence sur le confusionnisme politique à Caen

Photo Université de Cean
Photo Université de Caen

Mercredi, une quarantaine de personnes ont assisté à ma conférence sur le souverainisme à la Maison de la Recherche en Sciences Humaine de l’Université de Caen. J’étais accompagnée lors de cette soirée consacrée au confusionnisme politique par Mathieu Molard, journaliste à Streetpress, qui a présenté son travail sur Alain Soral. Nos exposés ont été suivis par une intéressante discussion, au cours de laquelle ont entre autres été abordés la question du conspirationnisme ainsi que le cas Michel Onfray. Je tiens à remercier toutes les personnes présentes, ainsi que l’équipe du séminaire “Pratiques et pensées de l’émancipation” pour son accueil. O. G.

Un bien étrange colloque à l’Assemblée nationale

Le jeudi 11 décembre 2014, l’Académie géopolitique de Paris a réuni à l’Assemblée nationale Jacques Cheminade, un représentant de la secte Moon, un représentant de l’Action française un représentant du gouvernement Poutine, des partisans du régime de Bachar Al-Assad ou encore l’ambassadeur d’Iran à Paris. A l’origine de cette intrusion au Palais Bourbon : le député UMP Jacques Myard, connu pour son soutien au régime syrien. Le site Streetpress, qui était présent sur les lieux, dresse le portrait de ces étranges invités et rend compte de la haute teneur des débats qui se sont déroulés ce jour-là sous les ors de la République. Par le passé, l’Académie géopolitique de Paris avait déjà convié à l’Assemblée nationale ou au Sénat entre autres la négationniste Maria Poumier (le 22 novembre 2012) et le journaliste d’extrême droite Jean-Michel Vernochet (le 3 juillet et le 7 octobre derniers), ainsi que l’ex-ambassadeur de France à Téhéran François Nicoullaud et l’économiste Thierry Coville, tous deux considérés par une grande partie de l’opposition iranienne comme des soutiens plus ou moins affichés au régime.