Tag Archives: Podemos

Podemos (en français “Nous pouvons”) est un parti espagnol de gauche radicale issu du mouvement des Indignés et allié de Syriza et du Front de Gauche.

Podemos nomme Thomas Piketty conseiller économique

Pablo Iglesias et Thomas Piketty lors d'une précédente rencontre en janvier à Madrid. (Source : El Economista)
Pablo Iglesias et Thomas Piketty lors d’une précédente rencontre en janvier à Madrid. (Source : El Economista)
Podemos, la formation espagnole alliée de Syriza et du Front de Gauche, vient de nommer Thomas Piketty à son  “comité international d’experts” dans le but de construire son programme économique pour les élections de décembre prochain. Cet économiste, auteur du best-seller Le Capital au 21e siècle (Seuil, 2013) qui porte sur les inégalités, a réussi l’exploit de devenir la coqueluche à la fois d’une certaine gauche critique et des dirigeants du monde entier, dont Barack Obama, qui l’a reçu suite à la parution de son livre. En 2005, Piketty avait fondé, à la demande de Dominique de Villepin alors premier ministre, l’Ecole d’économie de Paris, en vue derivaliser avec la London School of Economics. Proche du Parti socialiste, il est membre du comité d’orientation scientifique de l’association « À gauche en Europe », fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn et a soutenu Ségolène Royal puis François Hollande (qu’il critique aujourd’hui) lors des deux dernières élections présidentielles. Pour ajouter à son caractère subversif, il avoue sans gêne n’avoir “jamais vraiment essayé” de lire Le Capital de Marx, auquel le titre de son livre fait pourtant explicitement référence, trouvant ce livre “très difficile” (ce qui ne l’empêche pas d’en discuter certains aspects, souvent à l’emporte-pièces, dans son propre ouvrage). Qu’un tel “expert”, qui ne fait que pointer certains “excès” du capitalisme sans jamais remettre en cause ce dernier, puisse être nommé conseiller de Podemos, voilà qui n’augure rien de bon pour le futur programme économique de ce parti. Du coup, on attend avec impatience de connaître les noms des autres membres de ce “Comité international d’experts”. Lors de sa visite récente à Paris, lors de laquelle il a fait cette annonce, Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a également rencontré Jean-Luc Mélenchon mais aussi les “frondeurs” du Parti socialiste. Il a ainsi déclaré : “Nous voulons nous asseoir avec tout le monde, et en particulier avec ceux qui viennent de la famille socialiste et qui ne sont pas d’accord avec les orientations de cette famille ces dernières années”.

Le Grand Soir présent au “Remue-méninges” du Parti de Gauche toulousain

C’est Maxime Vivas qui s’en vante lui-même sur le site du Grand Soir : “Le dimanche 30 août 2015 de 9 h à 10h15, un des ateliers du Remue-méninges du Parti de gauche réunissait à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, devant un public nombreux, Danielle Simonnet, responsable nationale du PG et ex-candidate à la mairie de Paris, Sara Serrano, représentante de la Tuerka (télé de Podemos) Frédéric Lemaire d’Acrimed et d’Attac et moi-même pour Le Grand Soir.” Rappelons que Danielle Simonnet s’est illustrée dernièrement en accordant une interview à RT (Russia Today). Quant à Acrimed, qui participera le 11 septembre prochain à Lyon à un débat sur les médias et l’extrême droite organisé par le collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite, elle compte toujours parmi ses militants Laurent Dauré, cadre de l’UPR. Le Grand Soir sera aussi encore présent cette année à la Fête de L’Humanité, pour participer à des débats sur Cuba et le Venezuela. (Cliquer pour agrandir)2015-09-02_lgs_pg

Les derniers soutiens d’Alexis Tsipras

Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : "Pour la première fois, la gauche frappe et gaze."
Photomontage circulant sur les réseaux sociaux : “Pour la première fois, la gauche frappe et gaze.”

Alors qu’Alexis Tsipras a fait voter son mémorandum avec le soutien de l’opposition de droite, alors qu’il a du coup perdu le soutien d’une bonne partie de son propre parti (voir aussi ici) et alors que manifestations et émeutes se multiplient en Grèce contre ces nouvelles mesures d’austérité et font l’objet d’une forte répression, le premier ministre grec peut toujours compter sur ses soutiens à l’étranger, que ce soit en France Pierre Laurent ou Jean-Luc Mélenchon ou en Espagne le leader de Podemos, Pablo Iglesias. “C’est triste, mais c’est la seule chose qu’il pouvait faire”, a déclaré ce dernier, précisant : “La politique est abjecte. […] Ce qui s’est passé en Grèce, c’est la vérité du pouvoir.” Et d’affirmer : “mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro […] d’une certaine manière le gouvernement [grec] a gagné en stabilité” Quant à Jean-Luc Mélenchon, interrogé par la télévision associative Télé Bocal sur le non respect de ses promesses par Tsipras, il a eu cette réponse très énervée : “Et toi par exemple, est-ce que tu n’es pas un menteur dans ta vie privée ? Tu n’as jamais menti à personne ? Tu n’a jamais menti à aucune femme ? […] Ce n’est pas un politique “qui a décidé que” comme tous les autres, c’est un homme qui est tout seul face à dix-huit personnes.” Enfin, Pierre Laurent, le porte-parole du PCF, trouve lui que “si un accord est signé, c’est grâce au courage du Premier Ministre grec. Pour la première fois, un chef de gouvernement a osé affronter les puissances dominantes qui pensent que tout leur est permis en Europe. Le soutien de son peuple n’a cessé de grandir depuis janvier pour cette raison.” De son côté, le ministre de l’économie démissionnaire Yanis Varoufákis a été invité par Arnaud Montebourg et ses amis à leur Fête de la Rose.

Le Front national souhaite la victoire de Syriza en Grèce

Comme le rapportent Libération et Le Figaro, plusieurs responsables du Front national (FN) ont déclaré il y a quelques jours souhaiter la victoire de Syriza aux élections législatives anticipées en Grèce. «Si le grand débat en Europe […] doit passer par la victoire de Syriza en Grèce, alors oui, je souhaite vivement la victoire de Syriza.», a déclaré Florian Philippot, qui a dit aussi trouver “très intéressant” le mouvement Podemos en Espagne, car «Cela fait monter le débat sur l’euro, l’austérité et les politiques anti-démocratiques». Or, ces partis sont des alliés traditionnels du Front de gauche, aux côtés duquel ils siègent au Parlement européen, à l’opposé de l’hémicycle par rapport au FN. D’ailleurs, tant Pierre Laurent (PCF) qu’Alexis Corbière (PG) n’ont pas manqué d’exprimer leur indignation face à cette “manipulation” et cette tentative d’ “instrumentalisation”.