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A lire sur Mondialisme.org : “Idéologues et militants du social-chauvinisme”

A lire sur Mondialisme.org, un long dossier de Ni Patrie Ni Frontières qui revient sur l’histoire et l’actualité du social-chauvinisme et dresse un panorama de ses idéologues et militants. Voici sa présentation :

“Le « social-chauvinisme » est une vieille expression polémique utilisée durant la Première Guerre mondiale par les socialistes marxistes internationalistes (Lénine, Luxembourg, etc.) pour dénoncer les sociaux-démocrates qui soutenaient leurs bourgeoisies nationales respectives en usant d’une phraséologie pseudo-radicale… Aujourd’hui on retrouve le même type d’arguments sociaux-patriotes chez :

– des intellectuels (Todd, Lordon, Michéa, Ariès , les équipes du « Monde diplomatique » et de « Politis », à gauche mais aussi les mêmes arguments nationalistes chez des républicains de droite, Taguieff, Finkielkraut, etc.)

– et des organisations (ATTAC, PCF, Parti de Gauche, MPEP, etc.).

Les membres de cette mouvance :

– critiquent « l’oligarchie » (vieux concept d’extrême droite), la dictature de la finance et la Bourse (idem) ;

– ils prônent un capitalisme industriel, productif, national et un Etat fort menant une politique keynésienne d’indépendance nationale, sans oublier, bien sûr, la défense des PME « bien de chez nous ».

Pour ce faire, ils s’affublent d’un masque critique, anticapitaliste ou altermondialiste, toujours chauvin.

Démystifier ces discours et ces organisations est essentiel dans une période où la compétition économique entre les Etats européens ne fait qu’attiser les régionalismes, les nationalismes, et la xénophobie sous toutes ses formes.”

Le M’Pep devient le Parti de l’Emancipation du Peuple

Le M’Pep avait annoncé en début d’année un changement de nom. C’est désormais chose faite : le parti de Jacques Nikonoff s’appelle désormais Parti de l’Emancipation du Peuple (ex-M’Pep). Cette nouvelle dénomination est censée acter l’orientation “ni droite ni gauche ” désormais assumée de ce parti qui se définit comme “anticapitaliste et démondialisateur” qui tient à réaffirmer “la nécessité de restaurer la souveraineté nationale” et a pour ambition de représenter “les intérêts structurels des classes populaires et moyennes”, comme l’indique son communiqué en date du 21 juin dernier sur les raisons d’y adhérer. Le slogan ne laisse aucun doute quant à sa ligne nationaliste, le nouveau parti se sentant même obligé de devoir s’y distinguer du Front national, tant sa ligne peut prêter à confusion : “Démondialiser et sortir de l’Otan – Reconquérir la souveraineté nationale – ni Union européenne, ni euro, ni FN”. Sachant que s’agissant du FN, la seule chose qui semble déranger le nouveau parti est sa complaisance avec les institutions européennes et pas du tout son appartenance à l’extrême droite (un discours finalement assez proche de celui de l’UPR avec lequel le M’Pep est depuis deux ou trois ans en concurrence directe), puisqu’il s’agit de “dénoncer le double jeu politicien du Front national qui prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et qui veut entrer dans le système dont il dit vouloir sortir par le biais du « Parlement » européen” (cf. son appel à contribution financière du 8 juin dernier). Enfin, tout comme le M’Pep, le nouveau parti se revendique d’un “socialisme du 21e siècle” et donc de l’héritage de Hugo Chavez. Sur l’histoire de cette formation et de sa dérive droitière, nous vous invitons à (re)lire l’article que nous lui avions consacré en janvier dernier.

Le M’Pep, retour sur une dérive

Le M’pep change officiellement de nom et d’orientation politique en devenant le Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, une formation qui « ne se place plus dans le clivage gauche-droite ». Mais le tournant droitier du mouvement dirigé par Jacques Nikonoff ne date pas d’hier…