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Démographe, docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur, ses travaux sur l’univers carcéral et les politiques répressives lui ont valu une certaine popularité chez les militants anti-répression de gauche radicale et libertaire, jusqu’à ce qu’il devienne un sympathisant actif de Dieudonné et d’Egalité et Réconciliation à partir de fin 2013-début 2014. Il semble cependant que Nicolas Bourgoin ait conservé des liens avec la CGT et soit toujours relayé sur le web par des militants du Front de Gauche, dont il était proche avant son passage à l’extrême droite.

A mes détracteurs qui me tutoient…

Régulièrement, des individus cités par Confusionnisme.info m’envoient des mails d’une inadmissible familiarité, usant d’un tutoiement caractéristique et pour certains me saluant par des “chère Ornella”, voire carrément par des “coucou”. Dernier en date : Jonathan Moadab, qui m’envoie ses “Amitiés (car moi je t’aime bien)”. Nicolas Bourgoin m’avait aussi fait le coup il y a quelques semaines, dans une “lettre ouverte” ridicule publiée sur son blog (et reprise avec son accord par le site conspirationniste Activeast, qui présente Confusionnisme.info comme une “officine trotskyste crypto-juive”), ainsi que, par mail, Yannick Herve de l’UPR. Certains passent après quelques échanges et sans y avoir été invités du “vous” au “tu”, tels Sylvain Baron ou Azim, un des dessinateurs d’Alain Soral, ce dernier en s’adressant à moi au masculin, quand d’autres encore me saluent avec des “bisous” (Pouah !!!). Que les choses soient bien claires : messieurs, nous n’avons pas gardé les vaches ensemble ! Et je n’accepte certainement pas ces familiarités venant de gens qui sont de toute façon des adversaires politiques et qui méprisent mon travail, voire qui dans un même élan m’insultent, d’autant que je doute qu’ils oseraient employer un tel ton condescendant à l’égard d’un homme (hormis Azim, qui semble croire que je suis un homme : sans doute est-il impensable pour un adepte de la quenelle qu’une femme puisse le critiquer). A bons entendeurs. O. G.

Nettoyage par le vide autour de Nicolas Bourgoin

D’après nos informations, Nicolas Bourgoin a été retiré ce matin de la liste des rédacteurs du site animé par le sociologue Laurent Mucchielli, Délinquance, justice et autres questions de société. La capture d’écran la plus récente qu’on peut trouver sur Archive.net relève encore la présence de son nom au sein de l’équipe rédactionnelle à la date du 18 février, de même que le cache du moteur de recherche Google en date du 30 mars. Depuis le communiqué publié avant-hier par ses collègues se désolidarisant de ses prises de positions politiques et de ses méthodes – un fait rarissime dans le monde universitaire – Nicolas Bourgoin apparaît de plus en plus isolé et ne semble plus guère compter de soutiens dans son milieu professionnel. Le site de Laurent Mucchielli reste cependant toujours en lien sur son blog, de même que le site des éditions Champ social auxquelles il a publié un livre. Ce sont d’ailleurs les seuls liens qu’il affiche, reliquats d’un temps où son blog avait pour objectif de promouvoir ses travaux de recherche, avant d’être transformé depuis environ un an par son auteur en tribune politique à la gloire notamment d’Alain Soral et de Dieudonné.

Université de Besançon : Nicolas Bourgoin lâché par ses collègues

Enfin une bonne nouvelle émanant du monde universitaire : le démographe Nicolas Bourgoin est lâché par ses collègues de l’université de Besançon, suite aux mises en gardes de Solidaires étudiant-e-s et de Sud Education soutenus par le collectif Visa (Vigilance et initiatives syndicalistes antifascistes). Dans un communiqué, le bureau du Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie (LASA) et les responsables du département de Sociologie de l’UFC se sont désolidarisés de Nicolas Bourgoin en ces termes : “profondément choqués par cette duplicité qui consiste à utiliser son statut de chercheur à des fins non scientifiques, le bureau du LASA-UFC et les responsables du Département se désolidarisent et condamnent l’attitude de leur collègue qui les compromet par des amalgames inadmissibles.” La participation de Bourgoin à une conférence organisée ce 3 avril par Egalité et Réconciliation dans une salle communale de l’agglomération bisontine semble avoir mis le feu au poudres, alors que depuis plusieurs mois des antifascistes dénoncent la proximité de cet universitaire avec l’extrême droite soralienne. D’ores et déjà, Bourgoin a reçu le soutien de Jean Bricmont qui y voit sur Facebook une “nouvelle illustration” d’une supposée “alliance entre le pouvoir et les “antifas” » ainsi que d’Egalité et Réconciliation qui dénonce une “chasse aux sorcières” et précise que la conférence a dû être annulée.

Réponse à Nicolas Bourgoin

Vexé par une brève que je lui ai consacrée il y a quelques mois, Nicolas Bourgoin (voir ici et ) m’a consacré un article le 13 mars dernier intitulé “Pour en finir avec le confusionnisme !” Il ne fait qu’y confirmer, ne lui en déplaise, son tournant confusionniste. Qualifiant Mondialisme.org de « site néoconservateur de gauche proche des antifas » (sic), il fait mine de s’interroger : « comment prétendre sérieusement que les thèses anti-impérialistes et anti-libérales d’Alain Soral sont plus à droite que les positions mondialistes de Jacques Attali ou de BHL, encore classés à gauche ? » C’est oublier que ce qui classe Soral à l’extrême droite (et non simplement à droite), ce sont moins ses postures « anti-impérialistes » (d’ailleurs ne soutient-il pas la politique impérialiste de Poutine ?) ou « anti-libérales » (mais faut-il encore rappeler l’esprit mercantile du site d’Egalité et Réconciliation ?) que le caractère profondément antisémite, sexiste et homophobe de l’idéologie qu’il véhicule, et que Bourgoin fait mine d’ignorer, n’en faisant même pas mention dans son texte. Quant à moi, si je n’éprouve bien entendu aucune sympathie particulière pour les idées économiques de Jacques Attali ou pour la vision de la politique internationale développée par Bernard-Henri Lévy, je ne saurais pour autant être dupe de l’argumentaire douteux qui se cache derrière le fait de mettre en avant des pseudo-critiques de ces deux figures, têtes de Turc habituelles des antisémites de tous poils, pour mieux valoriser les idées d’Alain Soral. Enfin, Bourgoin cite comme une référence dans son texte l’« anarchiste » réactionnaire Michel Onfray, évoque de soi-disant procès que l’UPR m’aurait faits (désolée de le décevoir) et persiste à défendre « des intellectuels comme Etienne Chouard, Jean Bricmont, Michel Collon », dont « le site Investig’action notamment est une mine d’or pour qui cherche une information alternative afin de comprendre les ressorts géopolitiques de la domination impériale. » Alors, « confusion ou aveuglement ? » Je lui retourne la question… O. G.

Nicolas Bourgoin continue de s’enfoncer

Le démographe Nicolas Bourgoin, auparavant apprécié de la gauche anti-autoritaire pour ses recherches sur l’univers carcéral et les politiques répressives, a révélé son penchant dieudonniste lors de l’affaire dite de la “quenelle” en début d’année. Sympathisant d’Egalité et Réconciliation (E&R), il se concentre désormais, sur son blog qui se présente pourtant toujours comme étant à caractère universitaire, sur la dénonciation des antifascistes. Parmi les derniers articles publiés, on trouve ainsi une condamnation des prétendus “casseurs” de la Zad du Testet (“Les zadistes de Sivens, idiots utiles ou combattants anti-système ?”, 3 novembre 2014) et une défense de Dieudonné reprise par E&R (“Les 5 mensonges de la propagande anti-Dieudonné (et comment les réfuter)”, 9 novembre 2014), conjointement avec des articles dénonçant les violences policières (y compris au Testet) et les politiques répressives, comprenne qui pourra… En dépit de ses convictions d’extrême droite, Nicolas Bourgoin est toujours parfois relayé sur des réseaux sociaux marqués à gauche.