Tag Archives: Mouvement politique d’Emancipation populaire (M’Pep)

Crée dans la foulée de la crise qui a traversé Attac en 2006 à l’initiative notamment de Jacques Nikonoff, le M’Pep a depuis subit une lente dérive droitière, cherchant à construire des alliances avec d’autres formations souverainistes de gauche comme de droite. En janvier 2015, il a annoncé renoncer officiellement au clivage gauche-droite et se transformer en parti politique.

Le M’Pep devient le Parti de l’Emancipation du Peuple

Le M’Pep avait annoncé en début d’année un changement de nom. C’est désormais chose faite : le parti de Jacques Nikonoff s’appelle désormais Parti de l’Emancipation du Peuple (ex-M’Pep). Cette nouvelle dénomination est censée acter l’orientation “ni droite ni gauche ” désormais assumée de ce parti qui se définit comme “anticapitaliste et démondialisateur” qui tient à réaffirmer “la nécessité de restaurer la souveraineté nationale” et a pour ambition de représenter “les intérêts structurels des classes populaires et moyennes”, comme l’indique son communiqué en date du 21 juin dernier sur les raisons d’y adhérer. Le slogan ne laisse aucun doute quant à sa ligne nationaliste, le nouveau parti se sentant même obligé de devoir s’y distinguer du Front national, tant sa ligne peut prêter à confusion : “Démondialiser et sortir de l’Otan – Reconquérir la souveraineté nationale – ni Union européenne, ni euro, ni FN”. Sachant que s’agissant du FN, la seule chose qui semble déranger le nouveau parti est sa complaisance avec les institutions européennes et pas du tout son appartenance à l’extrême droite (un discours finalement assez proche de celui de l’UPR avec lequel le M’Pep est depuis deux ou trois ans en concurrence directe), puisqu’il s’agit de “dénoncer le double jeu politicien du Front national qui prétend vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne, et qui veut entrer dans le système dont il dit vouloir sortir par le biais du « Parlement » européen” (cf. son appel à contribution financière du 8 juin dernier). Enfin, tout comme le M’Pep, le nouveau parti se revendique d’un “socialisme du 21e siècle” et donc de l’héritage de Hugo Chavez. Sur l’histoire de cette formation et de sa dérive droitière, nous vous invitons à (re)lire l’article que nous lui avions consacré en janvier dernier.

A Bordeaux et à Lille, samedi chargé chez les souverainistes

Comme l’a annoncé il y a quelques temps le site antifasciste Bordeaux Bordel, ce samedi aura lieu à Bordeaux un rassemblement festif contre l’Union européenne, à l’initiative semble-t-il de l’inénarrable Sylvain Baron et de son Poil à gratter. Y participeront le M’Pep, les Gentils Virus d’Aquitaine la Révolution des Grenouilles (une autre organisation bordelaise inspirée par les théories d’Etienne Chouard), Solidarité et Progrès (le mouvement de Jacques Cheminade, voir ici et ), la Démosophie, Fraternité citoyenne (groupuscule présidé par un certain Marc Jutier). Apparemment, l’UPR a choisi de ne pas s’associer à cet appel, sans doute pour ne pas risquer de se retrouver dans l’ombre de ses principaux concurrents. Toutefois, l’un de ses représentants locaux devrait tout de même y prendre la parole.

Réunion de préparation de l'événement bordelais, 24 avril 2015. Une photo "témoignant de la vitalité et l'unité de la résistance bordelaise", dixit Sylvain Baron sur Facebook.
Réunion de préparation de l’événement bordelais, le 24 avril 2015. Une photo “témoignant de la vitalité et l’unité de la résistance bordelaise”, dixit Sylvain Baron sur Facebook.

Le même jour, à Hellemmes-Lille (Nord) se tiendra une conférence sur un thème voisin (« La construction européenne d’hier à aujourd’hui ») en compagnie d’Annie Lacroix-Riz, de Georges Hallermayer du DKP (Deutsche Kommunistische Partei, Parti communiste allemand) et de Charles Hoareau, militant syndicaliste et politique marseillais. L’événement est organisé par le PRCF et la Coordination communiste du Nord-Pas-de-Calais.

Le M’Pep, retour sur une dérive

Le M’pep change officiellement de nom et d’orientation politique en devenant le Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, une formation qui « ne se place plus dans le clivage gauche-droite ». Mais le tournant droitier du mouvement dirigé par Jacques Nikonoff ne date pas d’hier…

Le M’Pep change de nom et confirme son virage à droite

Le M’Pep (Mouvement politique d’Emancipation populaire) vient d’annoncer changer son nom en Parti de la Libération nationale et de la Démondialisation, ayant pour « objectif » de promouvoir « un socialisme pour le XXIe siècle », suivant la formule chère à Hugo Chávez. Pourtant, alors que cette formation – qui devient ainsi officiellement un parti – semblait jusque là se reconnaître dans la gauche, elle renonce aujourd’hui à cette attache, estimant que la gauche « ferme la seule voie, la souveraineté nationale, qui permettrait de sortir de l’impasse dans laquelle notre pays se trouve. » Elle annonce donc que désormais elle « ne se place plus dans le clivage gauche-droite », bien qu’elle entende toujours « s’engager clairement dans la défense des classes dominées » et répète qu’elle « veut la fin du capitalisme ». Fondé en 2008 notamment par un ex-dirigeant d’Attac, Jacques Nikonoff, qui a à plusieurs reprises ces dernières années affiché son soutien à Nicolas Dupont-Aignan, le M’Pep avait également tenté un rapprochement avec l’UPR de François Asselineau en 2012, en compagnie d’autres formations comme le PRCF ou les « Clubs Penser la France ». Avec ces deux organisations, il fait partie aujourd’hui du CNR-Rue (Comité national de résistance républicaine à l’Union européenne). Cette annonce ne vient donc que confirmer un virage droitier entamé depuis longtemps.