Migrants : au bal des faux-culs, le premier ministre finlandais Juha Sipilä

En Finlande, le premier ministre centriste Juha Sipilä, face à un afflux de migrants qui sature les structures d’accueil du pays, appelle les Finlandais à la solidarité et a décidé de donner l’exemple en proposant d’ouvrir à partir de janvier sa maison de campagne, capable d’accueillir selon lui trois ou quatre familles de migrants et située à Kempele, petite ville située à 500 km au nord d’Helsinki.

La maison de campagne du Premier ministre finlandais à Kempele. - Timo Heikkala/AP/SIPA
La maison de campagne du Premier ministre finlandais à Kempele. – Timo Heikkala/AP/SIPA

Proposition démagogique ? On peut se le demander, dans la mesure où Juha Sipilä gouverne dans le même temps avec l’appui d’une coalition comptant le parti d’extrême droite Les Vrais Finlandais, qui lui affiche une ligne souverainiste et anti-immigration et souhaite l’instauration de quotas limitant le nombre d’asiles accordés chaque année au même niveau que les années précédentes, soit entre 750 et 1 050. Début août, c’est un autre membre du gouvernement finlandais, le ministre de l’Intérieur Petteri Orpo, qui appelait à mieux surveiller les mouvements d’extrême droite, après que des violences néo-nazies aient suivi à une importante manifestation anti-raciste à Helsinki, qui elle-même se voulait une réaction aux déclarations d’un cadre des Vrais Finlandais qui a appelé sur Facebook à combattre le multiculturalisme. Une déclaration jugée “préjudiciable” à l’image de son parti par Timo Soini, son leader et ministre des Affaires étrangères.