Retour sur “Tel Aviv sur Seine” et “Gaza Plage”

Toujours en ce mois d’août, la mairie de Paris a choisi d’honorer, à travers la ville de Tel-Aviv, l’État d’Israël, un an après l’opération meurtrière menée contre Gaza. La sécurité de l’événement, baptisé « Tel Aviv sur Seine », était selon plusieurs médias assurée en partie par la Ligue de Défense juive (LDJ), un groupuscule ultra-nationaliste juif d’extrême droite. S’il était légitime de protester contre la tenue de cet événement visant à promouvoir un État colonialiste, il est dommage cependant qu’une nouvelle fois, la mobilisation à gauche se soit faite à la remorque de l’association Europalestine, pourtant connue pour l’ambiguïté de son discours « antisioniste », pour ses sympathies pour le Hamas, pour sa proximité avec la galaxie Dieudonné et pour son soutien, sous prétexte de lutte contre la LDJ, à des gens comme Jonathan Moadab ou Ginette Skandrani. A cette occasion, un représentant de cette association a d’ailleurs déclaré, selon le quotidien de gauche israélien Haaretz cité par Courrier International, que Tel Aviv sur Seine était organisé « parce que les Juifs contrôlent les politiques français ». Sans surprise, ce rassemblement qui portait le nom de « Gaza Plage » a été filmé par Le Cercle des Volontaires, qui y a entre autres interviewé Wikicrate des Citoyens constituants. Ce dernier a d’ailleurs pris la parole à la tribune, aux côtés de Mgr Gaillot, des avocats Jean-Louis Chalanset (avocat de George Ibrahim Abdallah) et Gilles Devers ainsi que d’Olivia Zemor. Le Parti des Indigènes de la République et les Désobéissants de Xavier Renou étaient aussi de la partie. Dans le même temps, le groupuscule néo-fasciste La Dissidence française de Vincent Vauclin a également mené sa propre opération de protestation sur les quais de Seine, en compagnie du Mouvement populaire Nouvelle Aurore (MPNA). Ensemble, les deux groupuscules, qui ont déployé une grande banderole « La France contre la République » afin de dénoncer « La république des partis, des loges et des lobbies » et de « défi[er] ouvertement le Régime cosmopolite qui ne représente ni la France, ni les Français » n’ont toutefois réuni qu’une dizaine de militants, dont l’un arborait un t-shirt faisant la promotion du salut nazi. Ils ont vite été arrêtés par la police pour un bref contrôle d’identité.

La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l'"avant-garde de l’insurrection qui vient", lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)
La fine bande de La Dissidence française, qui se définit comme l’ “avant-garde de l’insurrection qui vient”, lors de son action contre Tel Aviv sur Seine. (Source : /la-dissidence.org. Cliquer pour agrandir)