Dieudonné nommé “guide honoraire” de la secte de Raël

dieudonne_raelRaël a nommé le 26 juin dernier Dieudonné au titre honorifique de “guide honoraire” de sa secte. Pour rappel, Dieudonné  a fréquenté en 2009 Christian Cotten, activiste pro-sectes, au sein de la liste antisioniste. S’agissant de Raël, il lui a prêté le Théâtre de la Main d’Or le 22 mars 2009, après l’avoir rencontré à plusieurs reprises, notamment le 13 novembre 2006 à Lausanne. Raël avait aussi apporté son soutien à la “liberté d’expression” de l’ex-humoriste dans un communiqué en date du 6 février 2006. Le 4 juin 2009, un message de Raël a été lu à une conférence de presse de la liste antisioniste, avant que deux jours plus tard, le mouvement raëlien, sans doute soucieux de possibles répercussions négatives sur son image de marque, ne fasse marche arrière. Cependant, en 2013, le gourou avait rael_quenellepublié une “quenelle” de soutien à Dieudonné. Sur les rapports de Dieudonné avec les amis des petits hommes verts, lire Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier, La Galaxie Dieudonné, pour en finir avec les impostures, éditions Syllepse, 2011, pp. 126 et suivantes.

Avis à la population : prière de ne pas rigoler

proclamation_cntDécidément, le Mouvement du 14-Juillet et son Conseil national de transition sont une source d’approvisionnement inépuisable pour notre bêtisier. Exemple ci-dessus avec cette affiche (cliquer sur l’image pour agrandir), placardée par exemple dans les rues de Montreuil (Seine-Saint-Denis), qui montre une insolente certitude quant à la réussite de leur projet de coup d’État. Nous remercions le lecteur qui a bien voulu nous transmettre cette perle.

Le dessinateur iranien Kianoush Ramezi livre son analyse du concours négationniste Iran Cartoon

Un caricaturiste iranien, Kianoush Ramezi, a fourni le 21 juin dernier au site Caricatures et Caricature son analyse s’agissant du concours de dessins négationnistes qui a eu lieu récemment en Iran, et revient sur la démission du dessinateur Bernard Bouton de son poste de secrétaire général de la Feco, suite à sa participation à cet événement initié par le régime iranien. Il dévoile notamment dans quelles conditions s’organise le concours :

“Les organisateurs du concours international de dessins sur l’Holocauste, comme tous les autres grands événements sur la caricature est la « Iranian House of Cartoon ». Le directeur de cette «maison» – Masood Shojai Tabatabai – est l’un des islamistes extrémistes qui sont nommés directement par le chef suprême de l’Iran pour contrôler les journalistes, les artistes et les intellectuels […] Et comme ils ont un énorme budget, ils donnent toujours des prix très séduisants aux gagnants, prix qui sont, pour la plupart, les plus généreux comparés aux autres compétitions internationales de dessins à travers le monde. Aussi, quand ils invitent des « caricaturistes internationaux » en tant que membres du jury ou lauréats invités en Iran, ils les traitent comme on invite un président ! On leur fournit un chauffeur spécial, des hôtels 5 étoiles, les meilleurs restaurants, des visites spéciales et enfin des souvenirs très onéreux ! Ils n’ont pas de limite à dépenser de l’argent pour ça ! Et voilà comment ils achètent quelques noms !

[…]

Le Concours International de dessin sur l’Holocauste est très très différent des autres concours de dessin dans le monde. Il est basé sur un déni de l’histoire récente. Basé sur la haine et l’antisémitisme, il constitue une énorme propagande d’un régime qui réprime, torture, tue et emprisonne ses propres citoyens, y compris les caricaturistes ! Les caricaturistes en exil les plus nombreux dans le monde sont Iraniens ! La France accueille actuellement 3 dessinateurs qui ont été contraints à l’exil [y compris moi-même]”

Parmi les très nombreux opposants actuellement condamnés à mort en Iran pour avoir fait valoir leur droit à la libre expression, on compte le blogueur Soheil Arabi, qui est accusé de blasphème. Son procès devrait être prochainement révisé, nous espérons cette fois qu’il échappera à la mort.

Jacques Sapir, un homme de gauche ?

L’économiste Jacques Sapir peut-il encore être considéré comme un homme de gauche ? Si lui-même l’affirmait encore en 2014, ses choix politiques de ces dernières années, qui l’ont vu se rapprocher de certains courants de la droite et de la droite radicale, permettent cependant de se poser légitimement la question.

Mouvement du 14 juillet : du rififi chez les conspis ?

L'affiche de la discorde. (Cliquer pour agrandir)
L’affiche de la discorde. (Cliquer pour agrandir)

Ces derniers jours, des dissensions sont apparues au sein du mouvement du 14-Juillet, initié par la Démosophie. La publication d’une interview récente d’Eric Fiorile par le Cercle des Volontaires a suscité de vifs débats, notamment sur Facebook, le webmédia d’extrême droite étant accusé de faire le jeu du pouvoir pour ne pas avoir ménagé le leader des démosophes. D’autre part, une affiche circule qui annonce la participation de mouvements qui, s’ils n’en sont pas moins conspirationnistes, n’ont pas donné leur accord pour y être associés comme Le Cercle des Volontaires (qui se plaint aussi d’avoir vu son logo plagié) ou les Gentils Virus. Tout à fait arrogant, le mouvement du 14-Juillet continue pourtant de proclamer la légitimité de son “Conseil national de transition” (CNT), annonçant sans rire sur son site que “Depuis la publication de la proclamation en date du 18 juin 2015, le Conseil National de Transition est la seule autorité légitime de la nation.” A côté d’une liste officielle de membres (qui comprend notamment le fameux Bruno Le Floch), une liste compromettante de “personnalités recommandées” pour y participer a depuis disparu du site de ce conseil, probablement à la demande certaines d’entre elles. Totalement confusionniste, cette liste proposait des personnalités encore communément classées à gauche (Annie Lacroix-Riz, Bernard Friot, Emmanuel Todd, Franck Lepage, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Jacques Sapir, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Pierre Garnier, Jacques Généreux, Jacques Nikonoff, Pierre Rabhi…) mais aussi à droite et à l’extrême droite (Dieudonné, Alain Soral, Etienne Chouard, François Asselineau, Farida Belghoul, Gilles Lartigot, Jacques Cheminade,  Maria Poumier, Marine Le Pen, Marion Sigaut, Olivier Berruyer, Philippe Bilger, Pierre Hillard,  Pierre-Yves Rougeyron, Régis Chamagne, Stan Maillaud, Nicolas Dupont-Aignan, Kemi Seba…) ou encore dans les cercles conspirationnistes (Alain Benajam, Claire Severac, Jean-Pierre Petit, Thierry Casasnovas, Thierry Meyssan…). Quant à Sylvain Baron, il continue de voir les choses en grand pour son “siège de Paris”, s’employant à coordonner avec sa sœur sur Facebook (que c’est discret !) la montée de tout ce beau monde sur la capitale. Enfin, dernier lien en date de ce CNT avec l’extrême droite : son avocat serait Fabrice Bonnard, militant indépendantiste “savoisien” poursuivi en 2012 pour usurpation du titre d’avocat. Quant à son porte-parole, Jean-Jacques Yvars, il affiche clairement sur Facebook ses sympathies pour les réseaux Dieudonné/Soral tandis qu’un autre de ses membres, Clément Cornette, s’est fait remarquer il y a quelques mois en publiant un article négationniste dans Le Poil à gratter.

Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou et Susan George répondent (encore) à l’Agence Info libre

Plusieurs personnalités de gauche ont accordé une interview à l’Agence Info libre lors de la manifestation parisienne du 2 juillet en soutien au peuple grec : Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), Susan George (Nouvelle Donne, Attac) et un militant d’Ensemble!.

L’extrême droite bretonne menace les militants antifascistes

D’après nos informations, les deux camarades arrêtés suite à la manifestation antifasciste de mardi à Quimper ont été relâchés hier vers 16h30. Entretemps, l’extrême droite bretonne a publié un appel à identifier les militants de gauche radicale de la ville ayant pris part à cette action. Il semble que ce soit le webjournal Breiz Atao , dont le fondateur Boris Le lay a récemment été condamné pour injure raciale (voir aussi ici), qui se charge de centraliser les délations, en ces termes : “Nous prenons toute information sur les éléments d’extrême-gauche collaborant avec les islamistes à cette adresse” (suit une adresse e-mail). Avant même ce rassemblement, ce média menaçait les militants en ces termes (ce sont eux qui soulignent : ” toute la racaille qui se présentera demain sur les lieux pour soutenir l’islamisme sera dûment répertoriée par les nationalistes.” En novembre et décembre 2014, Breiz Atao avait déjà publié les photos et nom accompagnés de quelques éléments biographiques de “traîtres pro-islamisme”, jetant à la vindicte plusieurs militants antiracistes, antifascites et de gauche radicale quimpérois et finistérois. En complément, on peut lire le communiqué du collectif antifasciste de Quimper sur cette manifestation.

Les poursuites contre Iaata abandonnées

logo_iaataBonne nouvelle pour le média militant toulousain Iaata, dont nous avions relayé il y a quelques semaines l’appel à solidarité suite à sa mise en cause pour « provocation publique à la commission d’un délit ou d’un crime » parce qu’il avait publié un article proposant quelques pistes de résistance contre les techniques de maintien de l’ordre employées par la police. Finalement, le procureur a abandonné les poursuites.