Mouvement du 14 juillet : du rififi chez les conspis ?

L'affiche de la discorde. (Cliquer pour agrandir)
L’affiche de la discorde. (Cliquer pour agrandir)

Ces derniers jours, des dissensions sont apparues au sein du mouvement du 14-Juillet, initié par la Démosophie. La publication d’une interview récente d’Eric Fiorile par le Cercle des Volontaires a suscité de vifs débats, notamment sur Facebook, le webmédia d’extrême droite étant accusé de faire le jeu du pouvoir pour ne pas avoir ménagé le leader des démosophes. D’autre part, une affiche circule qui annonce la participation de mouvements qui, s’ils n’en sont pas moins conspirationnistes, n’ont pas donné leur accord pour y être associés comme Le Cercle des Volontaires (qui se plaint aussi d’avoir vu son logo plagié) ou les Gentils Virus. Tout à fait arrogant, le mouvement du 14-Juillet continue pourtant de proclamer la légitimité de son “Conseil national de transition” (CNT), annonçant sans rire sur son site que “Depuis la publication de la proclamation en date du 18 juin 2015, le Conseil National de Transition est la seule autorité légitime de la nation.” A côté d’une liste officielle de membres (qui comprend notamment le fameux Bruno Le Floch), une liste compromettante de “personnalités recommandées” pour y participer a depuis disparu du site de ce conseil, probablement à la demande certaines d’entre elles. Totalement confusionniste, cette liste proposait des personnalités encore communément classées à gauche (Annie Lacroix-Riz, Bernard Friot, Emmanuel Todd, Franck Lepage, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Jacques Sapir, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Pierre Garnier, Jacques Généreux, Jacques Nikonoff, Pierre Rabhi…) mais aussi à droite et à l’extrême droite (Dieudonné, Alain Soral, Etienne Chouard, François Asselineau, Farida Belghoul, Gilles Lartigot, Jacques Cheminade,  Maria Poumier, Marine Le Pen, Marion Sigaut, Olivier Berruyer, Philippe Bilger, Pierre Hillard,  Pierre-Yves Rougeyron, Régis Chamagne, Stan Maillaud, Nicolas Dupont-Aignan, Kemi Seba…) ou encore dans les cercles conspirationnistes (Alain Benajam, Claire Severac, Jean-Pierre Petit, Thierry Casasnovas, Thierry Meyssan…). Quant à Sylvain Baron, il continue de voir les choses en grand pour son “siège de Paris”, s’employant à coordonner avec sa sœur sur Facebook (que c’est discret !) la montée de tout ce beau monde sur la capitale. Enfin, dernier lien en date de ce CNT avec l’extrême droite : son avocat serait Fabrice Bonnard, militant indépendantiste “savoisien” poursuivi en 2012 pour usurpation du titre d’avocat. Quant à son porte-parole, Jean-Jacques Yvars, il affiche clairement sur Facebook ses sympathies pour les réseaux Dieudonné/Soral tandis qu’un autre de ses membres, Clément Cornette, s’est fait remarquer il y a quelques mois en publiant un article négationniste dans Le Poil à gratter.