Manuel Valls pousse les députés PS à applaudir en mémoire de Charles Pasqua

Alors que les députés des Républicains ont lancé avant-hier une standing ovation pour Charles Pasqua, ceux du Parti socialiste ont dans un premier temps refusé de le rejoindre. Une offense pour Manuel Valls, qui s’est aussitôt levé, s’est mis à applaudir en incitant ses collègues hésitants à faire de même (voir ici et ). Rejoint bon gré mal gré par les bancs de la gauche, le ministre de l’Intérieur s’est ensuite fendu d’un petit discours appelant à “honorer la mémoire” d’“un des plus jeunes résistants de notre pays”, alors que l’Elysée s’est lui contenté de son côté d’un communiqué laconique publié douze heures après l’annonce du décès. Il est à noter qu’il y a quelques mois, les mêmes députés avaient refusé d’observer une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse. Face au concert de louanges quasi-unanimes qui agite la classe politique française depuis le décès de Charles Pasqua, notons le communiqué détonnant du NPA qui salue la “mort d’un pourri” et rappelle les aspects les plus sombres de la carrière de l’ancien ministre de l’Intérieur, dont l’image restera associée à des lois répressives notamment à l’encontre des migrants et à la mort de Malik Oussekine.