L’extrême droite bretonne menace les militants antifascistes

D’après nos informations, les deux camarades arrêtés suite à la manifestation antifasciste de mardi à Quimper ont été relâchés hier vers 16h30. Entretemps, l’extrême droite bretonne a publié un appel à identifier les militants de gauche radicale de la ville ayant pris part à cette action. Il semble que ce soit le webjournal Breiz Atao , dont le fondateur Boris Le lay a récemment été condamné pour injure raciale (voir aussi ici), qui se charge de centraliser les délations, en ces termes : “Nous prenons toute information sur les éléments d’extrême-gauche collaborant avec les islamistes à cette adresse” (suit une adresse e-mail). Avant même ce rassemblement, ce média menaçait les militants en ces termes (ce sont eux qui soulignent : ” toute la racaille qui se présentera demain sur les lieux pour soutenir l’islamisme sera dûment répertoriée par les nationalistes.” En novembre et décembre 2014, Breiz Atao avait déjà publié les photos et nom accompagnés de quelques éléments biographiques de “traîtres pro-islamisme”, jetant à la vindicte plusieurs militants antiracistes, antifascites et de gauche radicale quimpérois et finistérois. En complément, on peut lire le communiqué du collectif antifasciste de Quimper sur cette manifestation.