Paris Zone de Combat confirme sa ligne fascisante

Le webzine fascisant Pazoc a consacré son quatrième numéro sorti il y a quelques jours aux « traîtres ». Sont sans surprise particulièrement visés les antifascistes (« cette idéologie taggeuse, squatteuse, crasse et inculte faite de bandes et de gangs urbains dont la seule ligne tient apparemment dans la volonté farouche et indigèniste de garder un monopole dérisoire sutr son teritoiure usuel (sic) ») mais aussi Alternative libertaire, dont il est plusieurs fois question. Pour les rédacteurs de Pazoc, ce serait être du côté du peuple que de tenir des propos homophobes ou sexistes : « ainsi, tu oses parler “peuple” : affirmer ne pas trop aimer te faire enculer ? attention ce n’est pas bien ; et si tu la ramènes en prétendant que les femmes sont belles, attention, il y a du phallocrate dans l’air ! » Quel mépris pour ledit peuple que de supposer qu’il est forcément vulgaire, homophobe et sexiste ! Au final, il ne reste plus grand-chose à Pazoc pour vendre son concept pseudo-révolutionnaire. Ses rédacteurs en sont réduits à produire des interviews factices de Daniel Cohn-Bendit (prétendumment interviewé au festival de Thau à Mèze dans L’Hérault, lors duquel il ne doit pas intervenir avant juillet prochain) ou de Christian Mahieux (Alternative libertaire et Sud-Rail). Pour le reste, la ligne est toujours aussi fourre-tout : dénonciation du citoyennisme et de Syriza d’un côté, hommages tant à Jean-Claude Michéa qu’à Jean-Marc Rouillan de l’autre ainsi qu’au PCF dans sa période stalinienne, nombreuses références à Bordiga et au Parti communiste internationaliste (PCI) italien.