Un ancien du Réseau Voltaire témoigne

La revue Cerises en ligne (éditée par les communistes unitaires, une composante de la Fase) vient de publier le témoignage de Gilles Alfonsi, ancien administrateur du Réseau Voltaire, qui décrit comment cette association progressiste a pu devenir, sous l’égide de Thierry Meyssan, un des fleurons du conspirationnisme. Analysant la rhétorique complotiste, il explique :

“Dans le cas du Réseau Voltaire comme dans le cas d’Alain Soral, c’est un bricolage rhétorique plus ou moins habile qui combine : une vraie intelligence des enjeux politiques, des éléments de “bon sens populaire” (par opportunisme, car il faut plaire à presque tous), des “hypothèses” présentées avec l’assurance qui sied aux démonstrations les plus scientifiques, mais aussi des tartes à la crème formulées avec toute l’austérité nécessaire pour être considérées comme d’audacieuses pensées. Ainsi, il ne faut pas prendre ces démonstrations comme de simples imbécillités destinées à des gogos.”

A la question “faut dialoguer avec les complotistes ?”, il répond : “cela dépend de quels adversaires on parle et dans quelles conditions. Il peut être intéressant de démasquer les impostures, les imposteurs, mais ne pas servir de faire valoir suppose d’être tout à fait explicite à cet égard. Il faut aussi faire le tri entre des adversaires avec lesquels le respect est possible et des ennemis, qui sont dans des logiques de haine.”