Les Grecs indépendants, un formation d’extrême droite complotiste

Le politiste grec Andreas Pantazopoulos apporte, dans un article paru sur le site Conspiracy Watch, des précisions sur la nature des Grecs indépendants, petit parti de droite souverainiste allié à Syriza. Selon lui, il s’agit d’une formation “souverainiste, xénophobe et nationale-populiste” exprimant “un radicalisme antisystème situé à l’« extrême droite » et appartenant au champ des forces « anti-Mémorandum », expression d’un nouveau clivage qui s’est formé ces dernières années.” En effet, constate-t-il, “La crise politique a bouleversé les distinctions, héritées du passé, entre forces progressistes et forces conservatrices (le fameux clivage grec « droite/anti-droite »). Le nouveau clivage horizontal a opposé les « pro » et les « anti »-Mémorandum, brouillant ainsi les repères habituels et créant des coalitions inédites”, comme celle entre Syriza et les Grecs indépendants. Selon lui, “la vision complotiste des « Grecs Indépendants » est en outre omniprésente dans leur discours politique, fondé sur un nationalisme effréné.” Aléxis Tsípras, le premier ministre grec et leader de Syriza, a nommé Panos Kammenos, le chef des Grecs indépendants, ministre de la Défense, un poste traditionnellement plébiscité par la droite et l’extrême droite, en dépit des divergences de vue entre les deux formations s’agissant de la politique militaire.